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(Miniature) EuroVolley : La victoire en tournant
Photo : Jean-Marie Hervio
02/09/2023
EuroVolley : La victoire en tournant
Opposée samedi à Tel-Aviv à des Israéliens survoltés devant leur public, l’équipe de France, avec un six de départ inédit, a remporté son troisième match de l’EuroVolley 2023 (25-21, 29-27, 25-17). Premiers de la poule D et assurés de jouer les huitièmes de finale, les Bleus affronteront la Roumanie lundi, puis la Grèce mardi.
Les matchs se suivent et se ressemblent. Depuis leur entrée dans l’EuroVolley 2023 à Tel-Aviv, les Bleus ont le droit à des scénarios similaires, avec à chaque fois des adversaires qui jouent le tout pour le tout face aux champions olympiques en titre, donnant lieu à des rencontres un peu décousues, quelques balles de set sauvées par les Bleus, et à l’arrivée, à chaque fois, une victoire et trois points qui permettent à ces derniers de justifier leur statut de favoris de la poule D.

La rencontre de samedi soir face n’a pas dérogé à la règle, à la différence près que les hommes d’Andrea Giani, avec un six de départ complètement changé par rapport au match précédent – Benjamin Toniutti à la passe, Stephen Boyer à la pointe, Timothée Carle et Earvin Ngapeth à l’attaque, Quentin Jouffroy et Daryl Bultor au centre - ont cette fois évolué dans une Shlomo Arena pleine et bouillante, ce qui a donné des ailes à leurs adversaires, 57e au classement mondial.

Poussés par leurs supporters et rentrés sans complexe dans la partie, les coéquipiers d’Ido David (10 points) ont ainsi réussi à mener au score dans le premier set (5-6 puis 15-16, chaque formation remportant son side-out), avant de plier (19-17, 25-21), notamment face aux attaques d’un Timothée Carle qui termine pour la deuxième fois de suite meilleur marqueur du match (14 points, 61% en attaque, 2 aces, 1 bloc) – il était entré en cours de jeu jeudi contre le Portugal.

Le deuxième set ressemble longtemps comme une goutte d’eau au premier, avec des débats serrés (17-17) et une accélération tricolore, encore impulsée par l’attaquant de Berlin (23-19). Le coach israélien Itamar Stein sort alors du banc le très jeune Mark Rura (17 ans) qui, sur une série au service, met au supplice la réception française, au point d’offrir cinq points de suite et une balle de set à son équipe (23-24). Trois autres suivront, sans jamais faire paniquer des Bleus qui, sur leur première, concluent par Stephen Boyer (29-27).

La chance des Israéliens de faire douter les champions olympiques est passée, ces derniers déroulent dans une troisième manche à sens unique, facilement empochée 25-17 sur une ultime fixation conclue par Quentin Jouffroy (6 points). Un troisième succès en trois rencontres pour l’équipe de France, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale, savouré à sa juste valeur par le groupe, d’autant qu’il a donné l’occasion à ceux qui n’avaient pas (ou peu) joué depuis leur arrivée à Tel-Aviv de réellement rentrer dans le rythme de la compétition.

Et notamment Earvin Ngapeth (7 points, 31% en attaque, 2 aces), qui n’avait plus débuté un match depuis… le 5 avril dernier avec Modène en finale de la Coupe de la CEV ! Nul doute que ce turn-over sera précieux au moment où la côte va commencer à véritablement s’élever, à partir des huitièmes de finale, à Varna (Bulgarie). D’ici là, deux dernières rencontres de la poule D attendent les Bleus, lundi contre la Roumanie, mardi face à la Grèce, deux matchs à prendre au sérieux face à des adversaires qui joueront sans doute leur qualification pour ces huitièmes de finale.


Les réactions :

Loïc Geiler, entraîneur adjoint de l’équipe de France : "On a essayé de donner du temps de jeu à des joueurs qui en avaient un peu moins pour les mettre dans le rythme de la compétition, notamment Earvin qui a pu se mettre en jambes sur un vrai match, c’est sûr qu’après quatre mois sans jouer, ce n’est pas évident. Un des points de satisfaction, c’est que c'est le premier match où on sert bien, mais eux ont été surprenants là-dessus, puisqu’ils ont très bien tenu la réception, en tout cas sur les deux premiers sets, ce qui leur a permis d’avoir un bon niveau de side-out et de rester pas très loin de nous. Sur la fin du deuxième set, on est un peu dans le show et pas trop dans l’efficacité froide, du coup, on ouvre la porte à genre de désagrément, mais les gars ont bien réagi en serrant la vis, et dans le troisième, ça a été un peu plus simple. Maintenant, il va falloir justement basculer en mode efficacité froide pour préparer les matchs couperets qui s’annoncent. Il va falloir changer un peu de mode, mais l’équipe monte gentiment en pression, ça fait du bien de voir Earvin sur le terrain et de pouvoir tourner."

Benjamin Toniutti, passeur et capitaine de l’équipe de France : "C’est typiquement le genre de match où eux n’ont rien à perdre et nous, tout à perdre. Ce n’est pas facile d’aborder ces rencontres, surtout qu’on a démarré avec une équipe qui n’avait pas beaucoup joué depuis le début de la compétition, avec Earvin qui revient après plus de quatre mois sans match, le rythme manquait. Il y a eu de bonnes choses par moments, notamment quand on a eu des balles de set contre nous, c’est important d’être mentalement forts dans ces moments-là, c’est bien de gagner ces sets serrés, ça permet aussi de passer moins de temps sur le terrain et de gagner 3-0. Maintenant, il y a aussi eu trop d’imprécisions dans les petits ballons et les phases de transition, il faut qu’on progresse là-dessus, parce qu’on aurait pu prendre plus le large dans les deux premiers sets. C’est positif, parce qu’il y a la victoire, mais il y a des choses à améliorer. Sur les deux prochains matchs, il faut continuer à travailler pour faire mieux ; après chaque match, on a un petit débriefing avec le coach, qui pointe ce qui va bien et ce qu’il faut améliorer. Aujourd’hui, on a fait un peu moins de fautes de service, c’est positif, mais on n’a pas été très bons dans le jeu de transition, c’est quelque chose sur lequel il faudra être beaucoup plus précis pour la suite de la compétition."
 


Les 14 joueurs retenus pour l'EuroVolley 2023 (entre parenthèses, clubs de la saison 2023/2024)

Libero : Jénia Grebennikov (Zénith Saint-Pétersbourg, RUS)
Passeurs : Benjamin Toniutti (Jastrzebski Wegiel, POL), Antoine Brizard (Piacenza, ITA)
Pointus : Jean Patry (Jastrzebski Wegiel, POL), Stephen Boyer (Rzeszow, POL)
Réceptionneurs-attaquants : Kévin Tillie (Varsovie, POL), Trévor Clévenot (Zawiercie, POL), Yacine Louati (Rzeszow, POL), Timothée Carle (Berlin, ALL), Earvin Ngapeth (Halkbank Ankara, TUR)
Centraux : Quentin Jouffroy (Le Plessis-Robinson, FRA), Daryl Bultor (Saint-Jean d'Illac, FRA), Barthélémy Chinenyeze (Lube Civitanova, ITA), Nicolas Le Goff (Montpellier, FRA)

Le staff : Andrea Giani (entraineur), Roberto Ciamarra (entraîneur adjoint), Loïc Geiler (entraineur adjoint), Pascal Foussard (manager), Josselin Laffond (médecin), Sébastien Viau et Romain Raulet-Orfanotti (kinés), Laurent Lecina (préparateur physique), Paolo Perrone et Valentin Routeau (statisticiens)



Programme et résultats :

Poule D, Tel Aviv (Israël), heures françaises

Mercredi 30 août : Turquie /France 0-3 (20-25, 28-30, 25-27) Les stats
Jeudi 31 août : France/Portugal 3-1 (25-21, 25-27, 25-19, 25-15) Les stats
Samedi 2 septembre, 19h30 : Israël/France 0-3 (21-25, 27-29, 17-25) Les stats 
Lundi 4 septembre, 16h : France/Roumanie
Mardi 5 septembre, 16h : Grèce/France