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(Miniature) Challenger Cup : Le grand défi des Bleues
Photo : CEV
26/07/2023
Challenger Cup : Le grand défi des Bleues
L’équipe de France accueille dès jeudi la Challenger Cup à l’Espace Mayenne de Laval. Une compétition très importante car elle offre un ticket pour la Volleyball Nations League, un seul, ce qui promet une bataille acharnée entre les huit prétendants. Les Bleues débuteront face au Vietnam (17h).
Il y aura le championnat d’Europe, qui débute dans un peu moins d’un mois en Estonie. Mais qu’on ne s’y trompe pas, la Challenger Cup, qui a lieu de jeudi à dimanche, à l’Espace Mayenne de Laval, est un rendez-vous très important de l’été de l’équipe de France féminine. Cette compétition réunit huit équipes venues de tous les continents, avec un seul objectif : décrocher le billet pour la Volleyball Nations League, promis au vainqueur.

Les Bleues en rêvent, car intégrer la VNL leur offrirait l’occasion de se frotter dès l’année prochaine à ce qui se fait de mieux sur la planète volley, avant les Jeux Olympiques de Paris. Les joueuses d’Emile Rousseaux avaient découvert l'an passé cette Challenger Cup, où elles avaient cédé en quarts de finale contre la Colombie, après un tie-break au scénario cruel. Les Tricolores retentent leur chance cette année, avec une différence fondamentale : elles joueront à domicile puisque la France, grâce aux efforts de la FFvolley et avec l’appui du département de la Mayenne, a obtenu l’organisation de ce bel évènement.

Manager de cette équipe de France, Emmanuel Fouchet nous explique l’importance de cette compétition : “C'est un marqueur dans notre progression. L’année dernière, on s’y est qualifié presque par surprise en gagnant la Golden League, ce qui était un résultat au-delà de nos espérances. On avait participé à cette Challenger Cup sans axer notre préparation dessus, et en privilégiant même la récupération. Ça s’est terminé en quarts de finale, avec l’histoire que l’on connaît contre la Colombie. On va voir si, dans d’autres circonstances, on est en capacité de faire mieux. Et surtout, c’est la porte d’entrée vers la VNL, vers le grand monde. Si on peut accéder à cette compétition, ce serait un énorme coup de boost, que ce soit pour l’expérience et les opportunités que cela peut offrir à l’équipe, mais aussi pour le classement mondial.”

Ce ticket pour la VNL, l’élite du volley international, est convoité par les huit équipes présentes cette semaine à Laval. Et la bataille s’annonce rude, sans aucun joker, avec seulement des rencontres à élimination directe. En quarts de finale, les Bleues affronteront jeudi le Vietnam, qui a décroché son billet pour cette compétition en remportant la Challenger Cup asiatique au mois de juin. En demi-finale, le vainqueur affrontera l’Ukraine ou la Croatie. Dans l’autre partie de tableau, on retrouvera la Colombie, le Kenya, le Mexique et la Suède. Que des formations ambitieuses.

Pour Emile Rousseaux et ses joueuses, l’été avait débuté par la Golden League. Tenante du titre, l’équipe de France voulait défendre sa couronne. Mais avec une victoire et une défaite contre la Hongrie, puis une victoire et une défaite contre l’Ukraine, les Bleues n’ont pas réussi à rallier le dernier carré. Il faut rappeler, à leur décharge, que l’effectif était rajeuni en raison des absences de Christina Bauer et Héléna Cazaute. "Nous avons aménagé leur été du fait de leur charge de travail durant la saison, explique Emmanuel Fouchet. Ce sont des décisions qui nous paraissaient nécessaires pour protéger certaines de nos joueuses des calendriers internationaux qui sont déments. Si l’on cherche du positif, cela a été l’opportunité pour certaines joueuses qui ne sont pas nécessairement titulaires de s’éprouver au niveau international, comme Halimatou Bah ou Eva Elouga. Ce sont des filles qui ont pris du temps de jeu dans un vrai contexte de compétition, c’était important pour elles, et on a pu voir leur progression lors de ces matchs-là et dans les entraînements qui ont suivi.”

Après le dernier match de Golden League contre l’Ukraine à Belfort, le 18 juin, les joueuses ont eu une coupure de six jours. “Un repos nécessaire, de courte durée, puis une reprise d’entraînement rapide, avec des oppositions”, explique Emmanuel Fouchet. Le groupe s’est retrouvé à Mulhouse, avant d’aller disputer deux rencontres amicales en Italie. Puis la préparation a repris à Bordeaux, et enfin à Laval. "On s’est vite remis au travail, résume le manager des Bleues. On a pu réintégrer certaines joueuses qui étaient blessés sur la fin de la Golden League, ainsi qu’Héléna Cazaute et Christina Bauer. Toutes ces filles-là ont pu retrouver un temps de travail que l’on espère suffisant pour performer dès jeudi.” Les Bleues sont donc prêtes à en découdre. Devant leur public, elles donneront tout jusqu’au dernier point.

La billetterie pour les rencontres de Challenger Cup à l'Espace Mayenne (Laval)

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Programme et résultats de la Challenger Cup à Laval:

Jeudi 27 juillet, 17h, quart de finale : France/Vietnam
Jeudi 27 juillet, 20h30, quart de finale : Ukraine/Croatie
Vendredi 28 juillet, 17h, quart de finale : Mexique/Suède
Vendredi 28 juillet, 20h30, quart de finale : Colombie/Kenya
Samedi 29 juillet, 17h, demi-finale : France ou Vietnam/Ukraine ou Croatie
Samedi 29 juillet, 20h30, demi-finale : Mexique ou Suède/Colombie ou Kenya
Dimanche 30 juillet, 13h30, finale pour la 3e place
Dimanche 30 juillet, 17h, finale

Les 14 joueuses pour la Challenger Cup (entre parenthèses, les clubs de la saison 2022-2023) :

Réceptionneuses-Attaquantes :
Halimatou Bah (Chamalières), Sabine Haewegene (Chamalières), Amélie Rotar (Béziers), Héléna Cazaute (Chieri, Italie)
Centrales : Eva Elouga (Chamalières), Léandra Olinga Andela (Mulhouse), Amandha Sylves (Florence, Italie), Christina Bauer (Pays d’Aix Venelles)
Pointues : Guewe Diouf (Chamalières), Lucille Gicquel (Cuneo, Italie)
Passeuses : Emilie Respaut (Nantes), Nina Stojiljkovic (Calcit Kamnik, Slovénie)
Libéros : Juliette Gelin (Cannes), Amandine Giardino (Pays d’Aix Venelles)

Le staff : Emile Rousseaux (entraîneur), Félix André, Romain Pitou et Charles Gauthier (entraîneurs adjoints), Pablo Griboff (préparateur physique), Steven Plateau (statisticien), Thomas Thuet et Marc Quémener (médecin), Thibaut Hoffner et Thierry Martin (kinés), Christian Penigaud (préparateur mental), Manu Fouchet (manager)