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10/08/2026
L’interview bleue : Rémi Bassereau
Avec une nouvelle médaille d’argent décrochée en Elite avec son partenaire Calvin Ayé, sur le Beach Pro Tour, Rémi Bassereau peut aborder avec ambition les championnats d’Europe de beach-volley, qui débutent ce mercredi à Stare Jablonki (Pologne). L’occasion de valider les progrès effectués ces derniers mois, face à tout le gratin continental.
Comment allez-vous ? Vous restez sur une médaille d’argent en Elite à Rio il y a huit jours, et vous avez ensuite renoncé au tournoi d’Hambourg qui s’est fini dimanche...
On a décidé ça le dimanche, le jour de la finale au Brésil, de ne pas aller jouer à Hambourg. On hésitait, mais la dernière fois qu’on a enchaîné après une médaille, à Joao Pessoa l’an dernier, on avait fait un très mauvais tournoi ensuite. Maintenant, on a ce comparatif. Et comme les championnats d’Europe sont la priorité, c’était bien de rentrer un peu à la maison. En plus, au niveau du Ranking, on a accumulé beaucoup de points pour le début de la course olympique en novembre, pour être dans les dix premiers et pour entrer directement dans les Main Draw des tournois Elite. Pour les Entry Points, ce sont les points des quatre derniers tournois qui sont pris en compte, sachant que les championnats d’Europe sont un tournoi bonus et ne comptent pas forcément. On va pouvoir garder les points de cette finale assez longtemps.
En plus des points engrangés, est-ce que tu es satisfait de votre jeu sur la première partie de saison ?
Complètement. On est l’une des équipes les plus physiques du Tour, l’important est surtout de trouver notre style de jeu et de l’appliquer. On l’a fait sur le début d’année, on a essayé autre chose sur certains tournois où l’on n’est pas allé en demi-finale, on a essayé de nouveaux trucs sur les responsabilités au service, sur les balles qu’on appelait, sur le style de blocs, etc. Cela a un peu moins bien marché, on est reparti sur notre jeu du début de saison sur le dernier tournoi. Maintenant je pense qu’on a trouvé notre style de jeu. Enfin ! On peut faire tout le temps la même chose, cela évite de réfléchir, et c’est plus simple quand le match est serré.
Il y a un an, les coachs disaient que vous étiez une équipe à fort potentiel mais qui manquait de régularité. Depuis plusieurs mois, vous enchaînez les très bons résultats. Quelle était la clé ?
L’expérience te permet de faire le tri sur ce que tu peux faire et sur ce que tu dois faire ou non. C’est Calvin qui a la carte blanche au service, par exemple. Sur certains tournois on l’avait tous les deux et ça marchait moins bien. On mise sur nos qualités physiques. Il y a plein de manières de jouer au beach, au niveau du bloc, en jouant en frappe, en balle placée ou en block-out. Il faut trouver le bon équilibre. Est-ce que tu prends des risques au service ou est-ce que tu les fais jouer parce que tu les auras à la longue en bloc-défense ? Nous, le bloc-défense est notre point fort, c’est notre priorité, c’est là où on est le meilleur. On fait jouer nos adversaires et à un moment, on les attrape. On n’a pas besoin de prendre trop de risques au service. Et comme on est tous les deux très haut, on peut utiliser notre physique en side-out (les phases de réception, ndlr).
Il fallait trouver votre style, comme tu l’as dit...
Pendant ces mois, on a aussi essayé de beaucoup jouer en deuxième main, comme les Suédois, c’est un peu la mode. Cela implique de réceptionner plus haut, c’est plus dur, même si c’est bien quand tu peux attaquer. Mais comme on faisait plus de fautes en réception, on était finalement perdant. Donc, maintenant, on réceptionne plutôt comme les Norvégiens Mol/Sorum : bas, en face de toi, et c’est plus facile pour faire la passe et pour attaquer. On joue en trois touches. Ils ont peut-être plus de temps pour s’organiser en face, mais comme on est plus physiques que la plupart des joueurs, ça fonctionne.
Maintenant que vous êtes bien installés dans le top 10 mondial, quel est votre objectif sur ces championnats d’Europe ?
Comme à chaque fois sur des Europe, tout le monde est là. Il n’y a pas d’équipe qui fait l’impasse, comme sur les Elite. J’aimerais bien qu’on aille au moins en quarts de finale. Et pour aller en demies, il faudra battre une équipe très forte. Les favoris sont toujours les mêmes, les Suédois (Ahman/Hellvig et Hölting Nilsson/Andersson), et il y a ceux qui ont très peu joué, les Norvégiens Mol/Sorum et les deux équipes néerlandaises, Boermans/Brouwer et Van de Velde/De Groot.
Que penses-tu de votre poule ? Vous commencez contre des Polonais et ensuite, si vous gagnez tous les deux, ce serait un nouveau duel franco-français contre Arnaud Gauthier-Rat et Téo Rotar...
Ce n’est pas encore sûr, car les Tchèques Sepka/Sedlak (les adversaires de Rotar/Gauthier-Rar, ndlr) sont dans une bonne période, et ils nous avaient battus l’année dernière à Rio. Ce sont de bonnes équipes avec un très bon coach, tactiquement c’est une très bonne nation. Nous, on commence contre des Polonais, Beta-Besarab, une jeune équipe, on ne les connaît pas du tout. Et ensuite, ça pourrait être Arnaud et Téo pour la centième fois de la saison (rires).
Ce serait effectivement la cinquième fois depuis avril, et cela fait deux victoires de chaque côté pour le moment...
C’est assez fou, on les joue quasiment à chaque tournoi en ce moment, c’est dingue. Ce sont des matchs un peu faussés, un peu bizarres, parce qu’on se connaît par cœur, on s’entraîne ensemble. Le dernier match était à sens unique, Arnaud était un peu mort physiquement, et on avait un peu joué dessus (rires). Il fait moins chaud en Pologne, cela devrait être plus serré cette fois-ci. Mais à la limite, tant mieux si on s’affronte en poules. C’est mieux de se jouer en poules ou en demies, si on tombe face à eux en huitièmes, c’est un peu bête pour tout le monde.
Comme il n’y pas de championnats du monde cette année, ces championnats d’Europe sont-ils clairement le grand rendez-vous de l’année ? En plus, le vainqueur décroche un billet pour les Jeux Olympiques de Los Angeles...
Ce serait exceptionnel d’être qualifié aussi tôt, normalement c’est l’année qui précède les Jeux où les champions d’Europe sont qualifiés. Si tu es qualifié dès cet été, la préparation devient super facile. Pour la course olympique, tu es obligé de jouer 12 tournois. Et 12 tournois en 14 ou 15 mois, c’est beaucoup. Si tu as une blessure, cela peut devenir compliqué. Certaines paires arrivent à se qualifier juste parce qu’ils ont réussi à jouer le bon nombre de tournois. Mais au-delà de la qualification olympique, c’est aussi l’opportunité de jouer contre toutes les grosses équipes. Sur des Europe, le tableau est pratiquement digne des JO, il manque juste les Brésiliens Evandro/Arthur et les Américains. En ce moment, la plupart des podiums en Elite sont exclusivement européens. Ça va nous donner des repères pour les Mondiaux ou pour les Jeux, parce que tout le monde arrive parfaitement préparé. Si tu arrives à perfer aux Europe, tu peux perfer partout.
On a décidé ça le dimanche, le jour de la finale au Brésil, de ne pas aller jouer à Hambourg. On hésitait, mais la dernière fois qu’on a enchaîné après une médaille, à Joao Pessoa l’an dernier, on avait fait un très mauvais tournoi ensuite. Maintenant, on a ce comparatif. Et comme les championnats d’Europe sont la priorité, c’était bien de rentrer un peu à la maison. En plus, au niveau du Ranking, on a accumulé beaucoup de points pour le début de la course olympique en novembre, pour être dans les dix premiers et pour entrer directement dans les Main Draw des tournois Elite. Pour les Entry Points, ce sont les points des quatre derniers tournois qui sont pris en compte, sachant que les championnats d’Europe sont un tournoi bonus et ne comptent pas forcément. On va pouvoir garder les points de cette finale assez longtemps.
En plus des points engrangés, est-ce que tu es satisfait de votre jeu sur la première partie de saison ?
Complètement. On est l’une des équipes les plus physiques du Tour, l’important est surtout de trouver notre style de jeu et de l’appliquer. On l’a fait sur le début d’année, on a essayé autre chose sur certains tournois où l’on n’est pas allé en demi-finale, on a essayé de nouveaux trucs sur les responsabilités au service, sur les balles qu’on appelait, sur le style de blocs, etc. Cela a un peu moins bien marché, on est reparti sur notre jeu du début de saison sur le dernier tournoi. Maintenant je pense qu’on a trouvé notre style de jeu. Enfin ! On peut faire tout le temps la même chose, cela évite de réfléchir, et c’est plus simple quand le match est serré.
Il y a un an, les coachs disaient que vous étiez une équipe à fort potentiel mais qui manquait de régularité. Depuis plusieurs mois, vous enchaînez les très bons résultats. Quelle était la clé ?
L’expérience te permet de faire le tri sur ce que tu peux faire et sur ce que tu dois faire ou non. C’est Calvin qui a la carte blanche au service, par exemple. Sur certains tournois on l’avait tous les deux et ça marchait moins bien. On mise sur nos qualités physiques. Il y a plein de manières de jouer au beach, au niveau du bloc, en jouant en frappe, en balle placée ou en block-out. Il faut trouver le bon équilibre. Est-ce que tu prends des risques au service ou est-ce que tu les fais jouer parce que tu les auras à la longue en bloc-défense ? Nous, le bloc-défense est notre point fort, c’est notre priorité, c’est là où on est le meilleur. On fait jouer nos adversaires et à un moment, on les attrape. On n’a pas besoin de prendre trop de risques au service. Et comme on est tous les deux très haut, on peut utiliser notre physique en side-out (les phases de réception, ndlr).
Il fallait trouver votre style, comme tu l’as dit...
Pendant ces mois, on a aussi essayé de beaucoup jouer en deuxième main, comme les Suédois, c’est un peu la mode. Cela implique de réceptionner plus haut, c’est plus dur, même si c’est bien quand tu peux attaquer. Mais comme on faisait plus de fautes en réception, on était finalement perdant. Donc, maintenant, on réceptionne plutôt comme les Norvégiens Mol/Sorum : bas, en face de toi, et c’est plus facile pour faire la passe et pour attaquer. On joue en trois touches. Ils ont peut-être plus de temps pour s’organiser en face, mais comme on est plus physiques que la plupart des joueurs, ça fonctionne.
Maintenant que vous êtes bien installés dans le top 10 mondial, quel est votre objectif sur ces championnats d’Europe ?
Comme à chaque fois sur des Europe, tout le monde est là. Il n’y a pas d’équipe qui fait l’impasse, comme sur les Elite. J’aimerais bien qu’on aille au moins en quarts de finale. Et pour aller en demies, il faudra battre une équipe très forte. Les favoris sont toujours les mêmes, les Suédois (Ahman/Hellvig et Hölting Nilsson/Andersson), et il y a ceux qui ont très peu joué, les Norvégiens Mol/Sorum et les deux équipes néerlandaises, Boermans/Brouwer et Van de Velde/De Groot.
Que penses-tu de votre poule ? Vous commencez contre des Polonais et ensuite, si vous gagnez tous les deux, ce serait un nouveau duel franco-français contre Arnaud Gauthier-Rat et Téo Rotar...
Ce n’est pas encore sûr, car les Tchèques Sepka/Sedlak (les adversaires de Rotar/Gauthier-Rar, ndlr) sont dans une bonne période, et ils nous avaient battus l’année dernière à Rio. Ce sont de bonnes équipes avec un très bon coach, tactiquement c’est une très bonne nation. Nous, on commence contre des Polonais, Beta-Besarab, une jeune équipe, on ne les connaît pas du tout. Et ensuite, ça pourrait être Arnaud et Téo pour la centième fois de la saison (rires).
Ce serait effectivement la cinquième fois depuis avril, et cela fait deux victoires de chaque côté pour le moment...
C’est assez fou, on les joue quasiment à chaque tournoi en ce moment, c’est dingue. Ce sont des matchs un peu faussés, un peu bizarres, parce qu’on se connaît par cœur, on s’entraîne ensemble. Le dernier match était à sens unique, Arnaud était un peu mort physiquement, et on avait un peu joué dessus (rires). Il fait moins chaud en Pologne, cela devrait être plus serré cette fois-ci. Mais à la limite, tant mieux si on s’affronte en poules. C’est mieux de se jouer en poules ou en demies, si on tombe face à eux en huitièmes, c’est un peu bête pour tout le monde.
Comme il n’y pas de championnats du monde cette année, ces championnats d’Europe sont-ils clairement le grand rendez-vous de l’année ? En plus, le vainqueur décroche un billet pour les Jeux Olympiques de Los Angeles...
Ce serait exceptionnel d’être qualifié aussi tôt, normalement c’est l’année qui précède les Jeux où les champions d’Europe sont qualifiés. Si tu es qualifié dès cet été, la préparation devient super facile. Pour la course olympique, tu es obligé de jouer 12 tournois. Et 12 tournois en 14 ou 15 mois, c’est beaucoup. Si tu as une blessure, cela peut devenir compliqué. Certaines paires arrivent à se qualifier juste parce qu’ils ont réussi à jouer le bon nombre de tournois. Mais au-delà de la qualification olympique, c’est aussi l’opportunité de jouer contre toutes les grosses équipes. Sur des Europe, le tableau est pratiquement digne des JO, il manque juste les Brésiliens Evandro/Arthur et les Américains. En ce moment, la plupart des podiums en Elite sont exclusivement européens. Ça va nous donner des repères pour les Mondiaux ou pour les Jeux, parce que tout le monde arrive parfaitement préparé. Si tu arrives à perfer aux Europe, tu peux perfer partout.





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