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26/05/2026
L'interview bleue : Amir Tizi-Oualou
A 20 ans, Amir Tizi-Oualou sort d’une saison convaincante avec Modène, parvenu à remporter les playoffs pour la Challenge Cup en SuperLega italienne. De retour en équipe de France pour préparer la Volleyball Nations League, le passeur tricolore se confie.
Quel bilan fais-tu de ta première saison en Italie ?
Même si on n’a rien gagné, le gros objectif du club était de revenir en Coupe d'Europe, ce qu’on a réussi à faire en gagnant les playoffs pour la cinquième place, donc je suis très content de la saison qu'on a faite. Modène était mon club de rêve quand j'étais petit. Il y a pile dix ans, ils gagnaient le championnat, pour moi, c’était l’équipe d’Earvin Ngapeth, de Kevin Le Roux, de Bruno, le Real Madrid du volley ! Donc porter ses couleurs est vraiment quelque chose de très fort, je suis hyper satisfait de cette première saison et j’ai hâte d'y rejouer les prochaines années.
Tu as été titulaire toute l'année, t'attendais-tu à avoir autant d'importance dans cette équipe pour ta première saison en Italie ?
Je savais que sur le papier, j'allais être premier passeur, mais je savais aussi que le deuxième passeur (l’Argentin Matias Giraudo, qui évoluera à Tourcoing la saison prochaine) était un super joueur, donc qu’il y aurait une grosse concurrence derrière moi, ce qui m'a d’ailleurs poussé pour être tout le temps à fond. Je me disais que si je jouais bien dès le début et que je prouvais ma valeur aux autres, ils prendraient confiance en moi, maintenant, je ne pensais pas que ça allait prendre autant d'ampleur et fonctionner aussi vite, je suis très content des responsabilités qu'on m'a données et de la manière avec laquelle j'ai réagi.
Dans quel domaine en particulier penses-tu avoir le plus progressé ?
Déjà techniquement. En Italie, ils sont vraiment focalisés à fond dessus, ils ont vraiment leur système de jeu à eux, et si tu sors un peu du cadre, ils essaient de te remettre vite dedans techniquement. Ensuite, j'ai eu la chance d'avoir un super groupe autour de moi, des coéquipiers dont je suis devenu hyper proche. Donc outre l'aspect purement sportif, le fait d’avoir pu échanger avec eux sur leur expérience, leur vécu, leur vision du volley, italien et mondial, m'a vraiment beaucoup aidé pour devenir une meilleure personne.
Parlons maintenant de l'équipe de France, quel bilan as-tu fait de ta première saison internationale, sachant que tu as disputé la Volleyball Nations League en 2025 ?
Honnêtement, je suis très content, je ne pensais pas que ça allait arriver aussi vite. C'était vraiment une saison de découverte, j’ai notamment découvert l’engouement autour de l’équipe de France, je ne pensais pas qu’il était aussi fort. Et le fait d’avoir disputé la VNL était aussi nouveau, quand tu joues quatre matchs en cinq jours, tu apprends beaucoup sur ta gestion physique, l'intensité de la VNL m’a vraiment marqué.
Et quel est ton objectif cette saison, sachant que nombre « d’anciens » font une pause internationale ?
Personnellement, j'aimerais m'affirmer un peu plus. Les anciens reviendront sûrement les étés prochains, mais cette saison, on est beaucoup à avoir la chance de pouvoir créer quelque chose, d’amener au très haut niveau un état d’esprit que nous avons développé en équipe de France jeunes, avec laquelle on a gagné des titres (Amir a été champion d’Europe U20 et U22 en 2024, champion du monde U19 en 2023). On sait que c'est beaucoup de pression de jouer en équipe de France avec le statut de double champion olympique sur les épaules tout le temps, mais je pense qu’on aime ça. Moi, c'est sûr, et quand je vois les autres autour de moi, je suis certain qu'ils aiment ça aussi. A nous de prouver, de nous affirmer et de montrer qu'on n'est pas seulement là parce qu'il n'y a pas les anciens, mais aussi parce qu'on le mérite.
Il y a quand même quelques anciens cette saison, dont un qui joue à ton poste, Antoine Brizard, il nous louait récemment tes qualités et ton ambition, tout en soulignant que tu avais "tendance à être toujours un peu insatisfait", qu’est-ce que tu en penses ?
(Rires) Il m’en a effectivement déjà parlé, mais en tout cas,c'est beau d’entendre ça de la part de celui qui est quand même le meilleur passeur du monde. Je suis hyper content d'être en équipe de France avec lui, il a une grosse expérience, beaucoup de prestance, le fait de le côtoyer tous les jours est forcément un gros plus pour un jeune comme moi. Et je suis d'accord avec lui quand il parle de mon insatisfaction, mais c'est comme ça ! Le volley, c'est ma vie, je sais que c'est impossible de toucher la perfection, mais le Graal pour moi serait de s'en approcher le plus possible. Donc, même si je suis jeune, j'ai souvent un sentiment d’inachevé, je me dis que je peux faire mieux, c'est hyper dur pour moi de penser autrement.
Et quelles sont tes ambitions avec l’équipe de France ?
L'objectif final de l’équipe de France que nous a donné le coach, il est clair, c'est de se qualifier pour les Jeux de Los Angeles. Ça commence cette année, puisque celui qui gagnera le Championnat d'Europe sera qualifié, sinon il faudra avoir un bon ranking mondial, donc ça veut dire gagner le plus de matchs possible. C’est loin d’être évident, parce que quand tu es classé aussi haut (l’équipe de France est 4e), quand tu perds des matchs, tu perds beaucoup de points, et quand tu en gagnes, tu en gagnes très peu. Donc on sait que ça va être hyper dur. Mais on est focalisés sur cet objectif, qui est celui du coach et de la fédération, et en tant que joueur, j’aimerais aussi qu’on se qualifie de belle manière, c'est quelque chose d'important pour moi.
Même si on n’a rien gagné, le gros objectif du club était de revenir en Coupe d'Europe, ce qu’on a réussi à faire en gagnant les playoffs pour la cinquième place, donc je suis très content de la saison qu'on a faite. Modène était mon club de rêve quand j'étais petit. Il y a pile dix ans, ils gagnaient le championnat, pour moi, c’était l’équipe d’Earvin Ngapeth, de Kevin Le Roux, de Bruno, le Real Madrid du volley ! Donc porter ses couleurs est vraiment quelque chose de très fort, je suis hyper satisfait de cette première saison et j’ai hâte d'y rejouer les prochaines années.
Tu as été titulaire toute l'année, t'attendais-tu à avoir autant d'importance dans cette équipe pour ta première saison en Italie ?
Je savais que sur le papier, j'allais être premier passeur, mais je savais aussi que le deuxième passeur (l’Argentin Matias Giraudo, qui évoluera à Tourcoing la saison prochaine) était un super joueur, donc qu’il y aurait une grosse concurrence derrière moi, ce qui m'a d’ailleurs poussé pour être tout le temps à fond. Je me disais que si je jouais bien dès le début et que je prouvais ma valeur aux autres, ils prendraient confiance en moi, maintenant, je ne pensais pas que ça allait prendre autant d'ampleur et fonctionner aussi vite, je suis très content des responsabilités qu'on m'a données et de la manière avec laquelle j'ai réagi.
Dans quel domaine en particulier penses-tu avoir le plus progressé ?
Déjà techniquement. En Italie, ils sont vraiment focalisés à fond dessus, ils ont vraiment leur système de jeu à eux, et si tu sors un peu du cadre, ils essaient de te remettre vite dedans techniquement. Ensuite, j'ai eu la chance d'avoir un super groupe autour de moi, des coéquipiers dont je suis devenu hyper proche. Donc outre l'aspect purement sportif, le fait d’avoir pu échanger avec eux sur leur expérience, leur vécu, leur vision du volley, italien et mondial, m'a vraiment beaucoup aidé pour devenir une meilleure personne.
Parlons maintenant de l'équipe de France, quel bilan as-tu fait de ta première saison internationale, sachant que tu as disputé la Volleyball Nations League en 2025 ?
Honnêtement, je suis très content, je ne pensais pas que ça allait arriver aussi vite. C'était vraiment une saison de découverte, j’ai notamment découvert l’engouement autour de l’équipe de France, je ne pensais pas qu’il était aussi fort. Et le fait d’avoir disputé la VNL était aussi nouveau, quand tu joues quatre matchs en cinq jours, tu apprends beaucoup sur ta gestion physique, l'intensité de la VNL m’a vraiment marqué.
Et quel est ton objectif cette saison, sachant que nombre « d’anciens » font une pause internationale ?
Personnellement, j'aimerais m'affirmer un peu plus. Les anciens reviendront sûrement les étés prochains, mais cette saison, on est beaucoup à avoir la chance de pouvoir créer quelque chose, d’amener au très haut niveau un état d’esprit que nous avons développé en équipe de France jeunes, avec laquelle on a gagné des titres (Amir a été champion d’Europe U20 et U22 en 2024, champion du monde U19 en 2023). On sait que c'est beaucoup de pression de jouer en équipe de France avec le statut de double champion olympique sur les épaules tout le temps, mais je pense qu’on aime ça. Moi, c'est sûr, et quand je vois les autres autour de moi, je suis certain qu'ils aiment ça aussi. A nous de prouver, de nous affirmer et de montrer qu'on n'est pas seulement là parce qu'il n'y a pas les anciens, mais aussi parce qu'on le mérite.
Il y a quand même quelques anciens cette saison, dont un qui joue à ton poste, Antoine Brizard, il nous louait récemment tes qualités et ton ambition, tout en soulignant que tu avais "tendance à être toujours un peu insatisfait", qu’est-ce que tu en penses ?
(Rires) Il m’en a effectivement déjà parlé, mais en tout cas,c'est beau d’entendre ça de la part de celui qui est quand même le meilleur passeur du monde. Je suis hyper content d'être en équipe de France avec lui, il a une grosse expérience, beaucoup de prestance, le fait de le côtoyer tous les jours est forcément un gros plus pour un jeune comme moi. Et je suis d'accord avec lui quand il parle de mon insatisfaction, mais c'est comme ça ! Le volley, c'est ma vie, je sais que c'est impossible de toucher la perfection, mais le Graal pour moi serait de s'en approcher le plus possible. Donc, même si je suis jeune, j'ai souvent un sentiment d’inachevé, je me dis que je peux faire mieux, c'est hyper dur pour moi de penser autrement.
Et quelles sont tes ambitions avec l’équipe de France ?
L'objectif final de l’équipe de France que nous a donné le coach, il est clair, c'est de se qualifier pour les Jeux de Los Angeles. Ça commence cette année, puisque celui qui gagnera le Championnat d'Europe sera qualifié, sinon il faudra avoir un bon ranking mondial, donc ça veut dire gagner le plus de matchs possible. C’est loin d’être évident, parce que quand tu es classé aussi haut (l’équipe de France est 4e), quand tu perds des matchs, tu perds beaucoup de points, et quand tu en gagnes, tu en gagnes très peu. Donc on sait que ça va être hyper dur. Mais on est focalisés sur cet objectif, qui est celui du coach et de la fédération, et en tant que joueur, j’aimerais aussi qu’on se qualifie de belle manière, c'est quelque chose d'important pour moi.






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