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20/03/2026
L’interview bleue : Calvin Ayé
Sur la lancée de leur très belle fin d’année dernière, Calvin Ayé et Rémi Bassereau ont débuté fort la saison 2026 en ramenant une médaille d’argent du tournoi Elite de Joao Pessoa. De retour à l’entraînement à Toulouse, Calvin Ayé nous raconte cette superbe entame au Brésil.
Qu’est-ce que ça fait de débuter l’année par une finale dans un tournoi aussi relevé que celui de Joao Pessoa ?
C’est super cool, ça fait plaisir. On avait fini fort la saison dernière, on commence à avoir pas mal de points pour être dans le main draw des tournois Elite (le plus haut niveau de tournoi sur le circuit Beach Pro Tour, ndlr). Une médaille sur le premier tournoi de la saison, ça donne beaucoup de confiance, ça vient conforter tout le travail qu’on a fait pendant la pré-saison, où on se sentait bien. On s’est entraîné avec de super équipes, notamment les Suédois durant notre camp à Tenerife. En plus, Joao Pessoa est un endroit particulier pour nous. On va là-bas en stage depuis pratiquement cinq ans, on connaît beaucoup de monde. L’année dernière, on avait fait notre premier podium en Elite là-bas. C’est vraiment une super façon de commencer la saison, surtout dans une ville où l’on a une attache particulière.
C’était donc votre premier tournoi de la saison. Est-ce que tu as tout de suite senti que vous étiez bien ?
Oui, franchement. Physiquement, on était bien préparés. La semaine qui précède le tournoi, on était en stage d’entraînement avec les Polonais, avec des Brésiliens... On sentait qu’on était en forme. Et le but, c’était de commencer cette saison de la façon dont on avait terminé la saison dernière, de ne pas perdre de temps. On sait où en était, ce qu’on était capables de faire. On a maintenant plus d’expérience en tant qu’équipe, donc des attentes un peu plus hautes. On espère que ça va continuer, parce que je pense qu’il y a moyen de faire de belles choses.
Vous avez enchaîné les victoires (six en sept matchs), laquelle as-tu préféré ? Celle en deux sets en quarts contre les Autrichiens Hammarberg/Berger (21-19, 21-17) ? Ou le combat contres les Brésiliens Evandro/Arthur Lanci (28-26, 18-21, 16-14) en demi-finale ?
(Il hésite) Pendant le quart, je me sentais super bien, je savais ce que je faisais, je prenais énormément de plaisir. On n’a pas été inquiété du début à la fin du match. On avait joué trois fois contre eux avant ce match, on avait gagné deux fois et perdu le dernier match, en Afrique du Sud, en demi-finale. On restait sur une défaite, on avait envie de bien faire, et dès le début on a fait un super match. La demi-finale, c’était sans doute le match le plus éprouvant physiquement de ma carrière, j’avais mal au ventre, j’étais un peu fatigué, mais avec l’intensité, et ce match tellement fou, j’ai réussi à concentrer mes pensées sur le résultat, pour aller chercher cette finale. C’était vraiment un match incroyable.
Ce n’est pas rien de battre les n°3 mondiaux devant leur public...
On avait perdu contre eux en finale l’an passé. C’est une superbe équipe, on les avait battus en Afrique du Sud en quarts, mais on sait que c’est une équipe vraiment très forte, surtout devant leur public. Evandro, je l’avais croisé sur la route de l’hôtel, il me disait qu’il adorait ce genre d’ambiance, et que Joao Pessoa était son tournoi préféré. Ici, il est transcendé. Pendant le match, il nous colle cinq aces, dont trois ou quatre à des moments importants, notamment deux de suite à 5-5 au tie-break, le public était électrique. C’est vraiment plaisant de jouer ce type de match. J’aime bien ce genre d’ambiance, Rémi aussi adore, jouer sur le terrain central devant des tribunes bondées. On arrive à chercher de la motivation pour se battre, c’est un vrai moteur. Surtout au Brésil, les fans sont vraiment à fond. Comme on était en finale l’année dernière, beaucoup de gens nous avaient demandé des maillots et des photos. En revenant ici, j’ai reçu un grand nombre de messages, ça doit se compter en centaines ! Ils étaient vraiment contents de nous revoir, on se sentait presque à la maison (rires).
Sur la finale contre les Suédois Ahman-Hellvig (21-16, 21-18), est-ce que tu as des regrets ?
C’est sans doute la meilleure équipe du monde, ils sont champions olympiques, champions du monde... Cette semaine, ils étaient vraiment bien, je crois qu’ils n’ont perdu qu’un seul set (en match de poule, ndlr). On savait qu’on devait faire un match parfait pour les battre, et la demi-finale avait laissé beaucoup de traces. On avait joué sous la chaleur, avec des sets à rallonge, un match d’1h15. On rejouait ensuite à 17h, j’étais un peu lessivé, alors que ça m’arrive rarement d’être fatigué par la chaleur. J’étais un peu cuit, et si tu n’es pas à 100% contre eux, c’est compliqué. On n’a pas réussi à leur offrir la résistance qu’on aurait pu, et qu’on aurait dû. Mais ce qui est bien, c’est qu’on les connaît un peu plus, on s’est entraîné avec eux à Tenerife, ça permet de voir comment ils travaillent, et d’en apprendre plus sur eux, pour essayer ensuite de mettre en place des choses pour les battre. Ce sera l’objectif, parce qu’on est amené à les jouer de plus en plus. Il faudra trouver des solutions.
C’est super cool, ça fait plaisir. On avait fini fort la saison dernière, on commence à avoir pas mal de points pour être dans le main draw des tournois Elite (le plus haut niveau de tournoi sur le circuit Beach Pro Tour, ndlr). Une médaille sur le premier tournoi de la saison, ça donne beaucoup de confiance, ça vient conforter tout le travail qu’on a fait pendant la pré-saison, où on se sentait bien. On s’est entraîné avec de super équipes, notamment les Suédois durant notre camp à Tenerife. En plus, Joao Pessoa est un endroit particulier pour nous. On va là-bas en stage depuis pratiquement cinq ans, on connaît beaucoup de monde. L’année dernière, on avait fait notre premier podium en Elite là-bas. C’est vraiment une super façon de commencer la saison, surtout dans une ville où l’on a une attache particulière.
C’était donc votre premier tournoi de la saison. Est-ce que tu as tout de suite senti que vous étiez bien ?
Oui, franchement. Physiquement, on était bien préparés. La semaine qui précède le tournoi, on était en stage d’entraînement avec les Polonais, avec des Brésiliens... On sentait qu’on était en forme. Et le but, c’était de commencer cette saison de la façon dont on avait terminé la saison dernière, de ne pas perdre de temps. On sait où en était, ce qu’on était capables de faire. On a maintenant plus d’expérience en tant qu’équipe, donc des attentes un peu plus hautes. On espère que ça va continuer, parce que je pense qu’il y a moyen de faire de belles choses.
Vous avez enchaîné les victoires (six en sept matchs), laquelle as-tu préféré ? Celle en deux sets en quarts contre les Autrichiens Hammarberg/Berger (21-19, 21-17) ? Ou le combat contres les Brésiliens Evandro/Arthur Lanci (28-26, 18-21, 16-14) en demi-finale ?
(Il hésite) Pendant le quart, je me sentais super bien, je savais ce que je faisais, je prenais énormément de plaisir. On n’a pas été inquiété du début à la fin du match. On avait joué trois fois contre eux avant ce match, on avait gagné deux fois et perdu le dernier match, en Afrique du Sud, en demi-finale. On restait sur une défaite, on avait envie de bien faire, et dès le début on a fait un super match. La demi-finale, c’était sans doute le match le plus éprouvant physiquement de ma carrière, j’avais mal au ventre, j’étais un peu fatigué, mais avec l’intensité, et ce match tellement fou, j’ai réussi à concentrer mes pensées sur le résultat, pour aller chercher cette finale. C’était vraiment un match incroyable.
Ce n’est pas rien de battre les n°3 mondiaux devant leur public...
On avait perdu contre eux en finale l’an passé. C’est une superbe équipe, on les avait battus en Afrique du Sud en quarts, mais on sait que c’est une équipe vraiment très forte, surtout devant leur public. Evandro, je l’avais croisé sur la route de l’hôtel, il me disait qu’il adorait ce genre d’ambiance, et que Joao Pessoa était son tournoi préféré. Ici, il est transcendé. Pendant le match, il nous colle cinq aces, dont trois ou quatre à des moments importants, notamment deux de suite à 5-5 au tie-break, le public était électrique. C’est vraiment plaisant de jouer ce type de match. J’aime bien ce genre d’ambiance, Rémi aussi adore, jouer sur le terrain central devant des tribunes bondées. On arrive à chercher de la motivation pour se battre, c’est un vrai moteur. Surtout au Brésil, les fans sont vraiment à fond. Comme on était en finale l’année dernière, beaucoup de gens nous avaient demandé des maillots et des photos. En revenant ici, j’ai reçu un grand nombre de messages, ça doit se compter en centaines ! Ils étaient vraiment contents de nous revoir, on se sentait presque à la maison (rires).
Sur la finale contre les Suédois Ahman-Hellvig (21-16, 21-18), est-ce que tu as des regrets ?
C’est sans doute la meilleure équipe du monde, ils sont champions olympiques, champions du monde... Cette semaine, ils étaient vraiment bien, je crois qu’ils n’ont perdu qu’un seul set (en match de poule, ndlr). On savait qu’on devait faire un match parfait pour les battre, et la demi-finale avait laissé beaucoup de traces. On avait joué sous la chaleur, avec des sets à rallonge, un match d’1h15. On rejouait ensuite à 17h, j’étais un peu lessivé, alors que ça m’arrive rarement d’être fatigué par la chaleur. J’étais un peu cuit, et si tu n’es pas à 100% contre eux, c’est compliqué. On n’a pas réussi à leur offrir la résistance qu’on aurait pu, et qu’on aurait dû. Mais ce qui est bien, c’est qu’on les connaît un peu plus, on s’est entraîné avec eux à Tenerife, ça permet de voir comment ils travaillent, et d’en apprendre plus sur eux, pour essayer ensuite de mettre en place des choses pour les battre. Ce sera l’objectif, parce qu’on est amené à les jouer de plus en plus. Il faudra trouver des solutions.
"On va essayer de continuer sur cette dynamique"
C'est votre troisième demi-finale sur les quatre derniers tournois Elite, ça veut dire pas mal de choses, non ?
Ça prouve qu’on monte en régularité et en constance. Pour moi, on a toujours eu le potentiel et la possibilité de faire des coups d’éclat. Mais sur les cinq derniers tournois, on a trois demies d’Elite et une neuvième place au championnat du monde. On figure petit à petit parmi l’élite de notre sport. C’est cool, parce que c’est ce vers quoi on veut tendre, c’est l’ambition aussi de la Fédération. On voit qu’il y a moyen d’aller remplir ces objectifs, et d’aller chercher la qualification pour les Jeux Olympiques en 2028.
Est ce que vous avez travaillé sur des aspects spécifiques cet hiver, durant l’intersaison ?
En décembre-janvier, j’ai mis l’accent sur la rééducation. J’ai une tendinite au genou depuis plusieurs années. Ça se gère, mais avec l’intensité des semaines d’entraînement et de tournoi, tu n’as pas toujours le temps de bien bosser pendant une semaine avec le kiné. Je jouais beaucoup avec la douleur, c’était mon facteur limitant. En décembre-janvier, je voyais mon kiné pratiquement trois fois par semaine pour solutionner ce problème, pour faire redescendre l’inflammation. C'était important, j’ai pu faire un stage à Tenerife quasiment sans douleur, et un tournoi sans anti-inflammatoires. Je me sentais super bien. Ensuite, sur le plan du beach, on voulait vraiment consolider nos points forts, conserver notre identité de jeu, et ensuite se renforcer. J'ai ajouté quelques petits trucs dans mon jeu, au niveau technique. On veut essayer de mettre la pression au service parce qu’on sait que derrière, notre bloc-défense va prendre des points, on est l’une des équipes les plus physiques du Tour. Mais on n’a pas non plus révolutionné notre jeu.
C’est une saison un peu particulière, puisque la période de qualification olympique ne débutera qu’en fin d’année. Comment est-ce que vous l’abordez ?
On a fait une bonne fin de saison l’année dernière, on voulait continuer sur cette dynamique et se placer au mieux pour le début de la course olympique en novembre. Il y a aussi une compétition importante en août, le championnat d’Europe, où le vainqueur est qualifié pour les JO. Ce sont les deux gros objectifs, mais on ne va pas compter les points, on va essayer de jouer le plus de tournois possibles, comme on a l’habitude de le faire. On a la chance d’être dans les main draws d’Elite, on va pouvoir jouer de gros tournois, de gros matchs, à haute intensité, pour avancer et performer le plus possible avant le début du nouveau système de qualification en novembre.
Avec votre bon classement et tous vos points, vous avez plus de visibilité au niveau du calendrier. Quelle est votre programme des prochaines semaines ?
On a deux semaines d’entraînement à Toulouse, puis on repart au Brésil le 1er avril, d’abord à Rio pour s’entraîner, puis à Saquarema pour un tournoi Elite où l’on devrait être têtes de série n°4. Après on retourne à Rio, avant un autre tournoi Elite fin avril-début mai à Brasilia. Ensuite on a une petite période un peu plus calme en mai, avec du temps à Toulouse pour s’entraîner, avant un tournoi Elite à Ostrava en République Tchèque. On va essayer de continuer sur cette dynamique. On est 11e mondiaux après cette perf à Joao Pessoa. L’objectif de la Fédération pour cette année est de s’installer dans le Top 10 de manière durable. Il y a vraiment de quoi faire dans les tournois qui arrivent. Avec Rémi, on est confiants, on est bien, pourvu que ça dure !
Sur les derniers mois, plusieurs paires françaises ont obtenu de très bons résultats. Est-ce que tu ressens cette dynamique positive entre vous ?
Carrément, on a la chance d’avoir un groupe de très haute qualité. Arnaud et Téo (Gauthier-Rat/Rotar) ont fait une performance historique aux championnats du monde avec leur médaille de bronze, ils sont aussi dans le Top 15 mondial. Joadel et Elouan (Geneviève-Gardoque/Chouikh-Barbez) sont plus jeunes, mais commencent à faire de très bons résultats. Ça aide, parce qu’on a en plus une très bonne cohésion, on s’entend super bien, avec les filles aussi, Clémence et Aline (Vieira/Chamereau), et les “blondes”, Lézana et Alexia (Placette/Richard). On a une bonne émulation à l’entraînement, ça tire tout le monde vers le haut. On peut s’entraîner fort, sans avoir besoin d’être avec des équipes d’autres pays, parce qu’on a un groupe très qualitatif. C’est cool pour la place du Beach en France, qui est là où elle le mérite.














