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La
première phase de cet Euro s'est achevée ce soir avec la qualification
de l'équipe de France pour les plays-offs. Arrivés à Izmir sur la
pointe des pieds, les Bleus se sont largement rassurés sur
leur niveau de jeu et visent désormais les demi-finales. Qualifiée
avec la Pologne et l'Allemagne, la France affrontera la Grèce, l'Espagne
et la Slovaquie. L'ambition des 14 joueurs et du staff est légitime
: le niveau de jeu et l'état d'esprit seront les remparts des Bleus
pour prendre position dans le dernier carré. Leurs adversaires devront
batailler ferme pour faire plier cette équipe de France soudée
et bien décidée à ne pas quitter Izmir où se disputera samedi et
dimanche prochains la phase finale.
L'Espagne
prive la Slovaquie de la 2ème place Finaement
Si dans le groupe D, la victoire de la Bulgarie face à la
République tchèque n'avait pas d'incidence sur le classement
des qualifiés (Serbie, Bulgarie et Italie), I'autre rencontre de
la soirée, Espagne-Slovaquie, concernait le planning des Tricolores.
Au terme du tie-break, ce sont finalement les champions d'Europe
espagnols qui ont pris la 2ème place du groupe C au détriment des
Slovaques, adversaires des Français mardi.
D'abord la Slovaquie Victorieux
des Slovaques il y a moins de trois semaines lors du TQCM disputé
en Pologne, les Bleus partent favoris mardi soir (20h00) avant de
se coltiner mercredi la Grèce puis jeudi l'Espagne. Avec trois victoires,
les Bleus valideraient très certainement leur billet pour les demies.
Avec deux succès, le coup serait difficilement jouable à condition
que les Polonais, surtout les Grecs et les Espagnols, commettent
des faux-pas.
Les
gros bras à Istanbul Dans
la poule A, celle de l'équipe de France, la Pologne termine
à la première place en étant invaincue. Les Bleus suivent avec l'avantage
d'un succès d'avance sur les Allemands troisièmes. De l'autre côté,
la Grèce est aussi invaincue et part donc en plays-offs accompagnée
de l'Espagne et de la Slovaquie. A Istanbul où les groupes B et
D se sont déroulés, les gros bras figurent parmi les six qualifiés,
notamment la Serbie, la Russie et la Bulgarie. Les Pays-Bas auront
aussi un rôle à jouer alors que l'Italie et la Finlande auront du
mal à exister dans ces plays-offs disputés à Istanbul.
Les
Bleus éliminent le pays hôte, la valeureuse Turquie Ce
soir les hommes de Philippe Blain n'ont pas trébuché. Ils ont assuré
leur qualification en infligeant un 3 sets à 0 malgré la révolte
des Turcs poussés par 3 000 supporters. Les Tricolores avaient pris
dès hier une grosse option sur la qualification en battant une Allemagne
moins consistante que prévue. Face à la Turquie, les Français ont
bien entamé cette dernière rencontre du groupe A. Philippe Blain
avait choisi d'aligner Jean-Stéphane Tolar dans le six de départ
avant de faire rentrer, dans le 2ème set, Samuele Tuia. Avec les
7 points apportés chacun par Guillaume Samica et Antonin Rouzier
dans le 1er set, les Bleus prenaient le match par le bon bout, histoire
d'éteindre les velléités des Turcs. Ces derniers pouvaient encore
se qualifier : il leur fallait battre les Français par 3-0 ou 3-1.
Oliver Kieffer (11 points ce soir) et ses partenaires, repartaient
avec le même dynamisme dans un deuxième set bien embarqué (12-5).
Un
deuxième set bafouillé Mais
les Turcs alignèrent une sacrée série pour se relancer, profitant
du flottement côté tricolore et du manque d'efficacité en attaque.
Malgré les deux temps morts pris par Blain, le tableau d'affichage
de la Halkapinar annonçait un 15-15 stimulant pour un public prêt
à s'enflammer. Tolar, Antiga, Tuia et Kieffer donnaient de l'air
aux Bleus (20-17) et malgré la réaction des Turcs (19-20), les Français
doublaient leur avantage après que Takaniko soit entré pour une
attaque payante ! L'équipe de France restait sur ses gardes
pour mener la danse dans le troisième set où les deux formations
restaient au coude à coude (15-15) malgré un premier écart de 4
points en faveur des Bleus (12-8). Samuele Tuia puis Antonin Rouzier
permettaient de creuser l'écart mais les Turcs ne lâchaient pas
prise : 20-19 puis 22-21 en faveur des Bleus. Samuele Tuia, convaincant,
appuyait au poste 4 pour faire plier la maison Turque. Les Bleus
bouclaient la rencontre 25-21 pour s'offrir le droit de rêver dans
des plays-offs où derrière la solide Pologne, la France, l'Espagne
et la Grèce seront à la bagarre dès mardi et décrocher le précieux
sésame pour les demies.
Déclarations
: Philippe Blain : Dans
l'ensemble, on a bien géré le match il fallait pas s'attendre à
que tout se passe facilement. L'équipe de France a effectué
un bon début de match avec un cadre de jeu précis et des consignes
très bien respectées. Hormis le relâchement dans le 2ème set, globalement
l'équipe était bien en place. On savait depuis le match face à la
Pologne qu'il y avait moyen de faire des belles choses. Depuis le
début de la compétition, notre jeu est sérieux et appliqué. Maintenant,
nous aurons, après la journée de repos, 3 matches consécutifs
à jouer avec notamment la Grèce qui est performante. C'est bien
d'amener l'Allemagne avec nous car elle a les moyens de bien jouer
la 2ème phase et être éventuellement un bon allié. La satisfaction,
c'est aussi l'état d'esprit des garçons. Il y a eu des décisions
prises car c'est le rôle du sélectionneur d'intervenir sur les aspects
technique, tactique et sur la dynamique de groupe. J'ai fait des
choix mais ce qui compte c'est ce qui se passe après, en l'occurrence
l'ambiance dans ce groupe là.
Hubert
Henno : Il
fallait gagner, on n'a pas laissé de plumes. Il y a des choses à
retenir positives, d'autres négatives. On a bien géré un set et
demi mais après on l'a joué tranquille. Du coup, on s'est fait recoller
tout de suite. Face à des équipes expérimentées, cela ne passera
pas. C'est bien que cela arrive maintenant, on est prévenus. Maintenant,
on a toutes les cartes en mains pour aller en demies.
Samuel
Tuia : Rentrer
comme ça au 2ème set derrière Guillaume Samica, c'est super dur
car il est un élément très important du six de base. J'avais la
pression mais Hubert Henno et Stéphane Antiga me donnent beaucoup
de conseil pour la réception et cela me permet d'être à fond dans
le match. Je suis satisfait de notre prestation ce soir. Je pense
que nous avons mieux géré les moments chauds. Les équipes de
la seconde phase sont à notre portée, elles sont de notre niveau
et, oui, je crois que nous avons un gros coup à faire.
Stéphane
Antiga : Les
Turcs sont capables de bien contrer, de bien attaquer.
En service-réception, ils souffrent un peu mais ils jouent
bien. C'était sympa de jouer devant le public et de continuer sur
notre lancée après la victoire obtenue hier. On se sent de mieux
en mieux. On était un peu fatigué ce soir et je pense que la
journée de repos fera du bien. On va jouer la Grèce, l'Espagne et
la Slovaquie. Ce sont des équipes qui jouent bien mais qui se situent,
à priori, un ton en-dessous de la Pologne. Il faudra être sérieux
et être régulier : à l'intérieur des matches et sur la compétition.
L'Espagne n'est pas au même niveau qu'il y a 2 ans. Les Grecs jouent
bien et on ne les attendait pas à ce niveau. Nous avons déjà battu
les Slovaques. C'est sûr que l'ensemble est moins fort que la Russie,
la Serbie ou la Bulgarie. Il y a un coup à jouer..
Jean-Stéphane
Tolar : Je
suis content d'être rentré car cela faisait un petit moment que
je regardais les autres jouer. Je m'entraîne bien et je reste concentré.
On a gagné, c'est super. J'ai ralenti des balles au block mais je
n'ai pas mis de blocks. Mais bon à l'attaque on sait que je suis
capable de faire de points. Le service aussi a bien marché. On est
content de sortir de poule mais le gros du travail reste à faire.
Au centre, il y a de la concurrence mais elle est saine.
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