|
Alain, précisez-nous d'abord l'étendue du
secteur communication ? Il
y a deux parties. La première concerne la « promotion » avec
les partenariats, le sponsoring, le marketing, la communication
et les media. L'autre partie regroupe les organisations,
à savoir les compétitions organisées en étroite collaboration avec
les ligues régionales, comités départementaux et clubs sur le territoire
français.
Un
secteur qui suscite beaucoup d'attente mais où la concurrence est
rude... Le
volley-ball est en quelque sorte le parent pauvre des sports collectifs
en France d’un point de vue médiatique (radio, presse écrite, télé…).
Cela s’explique par l’attrait privilégié des media pour les sports
majeurs comme le foot, le rugby et pour les événements à fortes
retombées en matière d’audimat comme des coupes du monde de foot,
de rugby, des championnats du monde, Roland Garros, le Tour de France
cycliste… Il y a aussi les « spectacles » sportifs (matchs NBA,
All star game, coupe Davis, transat à la voile, sports fun). Devant
la multitude et la diversité de l’offre, il est de plus en plus
difficile d’intéresser les médias.
Après
le diagnostic, les objectifs doivent être réalistes ? L’objectif
est donc de retrouver progressivement la place perdue dans le paysage
audiovisuel et de proposer des événements susceptibles d’intéresser
les media. Une réflexion a d’ailleurs été initiée en ce sens au
sein de la commission communication qui compte dans ses rangs des
professionnels de ce secteur qui sont aussi, pour la plupart
d’entre-eux, anciens volleyeurs.
La
fenêtre est étroite car un plan de communication et des actions
ont un coût important, non ? Retrouver
une place de choix dans l'univers médiatique n’est pas aisé compte
tenu de la situation financière de la FFVB. Vouloir redynamiser
le volley et entreprendre se heurte irrémédiablement au problème
du coût et s’apparente quasiment à une mission impossible. Nos équipes
nationales constituent la vitrine du volley et un des leviers essentiels
vis-à-vis des partenaires et des media.
Du
côté de la télévision, on peut au moins se réjouir des partenariats
engagés. Contrôler
et maîtriser les dépenses est notre préoccupation centrale. C’est
pourquoi l’une des premières étapes a été de négocier avec les partenaires
TV : - Sport+ qui s’est engagé à retransmettre la Ligue Mondiale
pour les 2 prochaines éditions, - Ma Chaîne Sport qui a donné
son accord pour retransmettre la Ligue Européenne Féminine. A
la recherche également de recettes nouvelles, les derniers mois
ont permis de concrétiser un partenariat avec La Française des Jeux
pour les deux saisons à venir.
Ces
accords ont-ils pesé dans le programme des organisations ? Si
les prévisions budgétaires le permettent, l’année 2011 sera très
riche en organisations. Pour le secteur féminin, il y aura la Ligue
Européenne et le Tournoi de France, avant les Championnats
d’Europe à Belgrade (Serbie, Ukraine, Allemagne), compétitions qui
correspondent au souhait de relancer le volley féminin.
Un
programme sensiblement identique à celui de l'équipe de France masculine... On
retrouvera en effet la Ligue Mondiale (Italie, Cuba, Corée du Sud)
avec la particularité de devoir organiser les deux matchs Cuba-France
qui ne peuvent se dérouler à Cuba pour cause d’indisponibilité de
salle. Après le Tournoi de France, se tiendront les Championnats
d’Europe à Insbrück (Belgique, Italie, Finlande) sans oublier le
Tournoi des 8 nations cadets.
Pour
revenir à la communication, qu'en est-il de la refonte du site internet
fédéral ? Le
nouveau site internet de la FFVB sera opérationnel début 2011.
Hormis un sérieux lifting et grâce à une révision de l’arborescence,
il offrira aux internautes une navigation simplifiée, un surplus
d’attractivité, plus d’interactivité avec de nouveaux contenus (images,
vidéos).
L'attente
est importante pour cet outil, quelles seront ses forces ? L’objectif
est double : que cette nouvelle version joue pleinement son rôle
de site référence grand public, d’outil de communication qui permette
de faire découvrir le volley et le beach volley mais aussi de site
institutionnel au service des clubs, comités, ligues et servant
de plateforme pour les commissions centrales, les chargés
de mission et les différents secteurs avec des modules d’aide spécifiques.
|