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11/07/2018
Euro U20-Jocelyn Trillon : « Chercher la médaille »
L’équipe de France juniors dispute à partir de samedi le Championnat d’Europe U20 en Belgique et aux Pays-Bas. Placée dans une poule très relevée à Courtrai, elle va tenter de se hisser en demi-finales, voire sur le podium. Explications avec le coach tricolore, Jocelyn Trillon.
Comment vous êtes-vous préparés pour cet Euro U20 ?
C’était une préparation un peu particulière dans le sens où, pour la première fois, on doit gérer une compétition tôt dans l’été, avec une préparation qui tombe en pleine période de bac. J’ai eu des gars qui passaient le bac en même temps, il a donc fallu jongler entre la préparation sportive et celle du bac, ce n’était pas évident. Mais à l’arrivée, je suis très fier des joueurs, puisque nous avons eu 100% de réussite, les six qui passaient leur bac l’ont obtenu, certains avec mention, c’est vraiment une première réussite, on est super contents pour eux. Ils ont prouvé qu’ils étaient capables de s’entrainer tous les jours pendant les épreuves, je voudrais leur tirer mon chapeau là-dessus car ils ont vraiment joué le jeu de la période qui n’était vraiment pas facile. Maintenant, je pense que dans les autres pays, certains ont dû être dans les mêmes conditions que nous. Et depuis que le bac est passé, on est vraiment passés en mode équipe de France avec une préparation que nous avons commencée au CNVB à Montpellier puis poursuivie au CREPS de Wattignies, ce qui nous a permis d’assister aux matchs de la VNL au stade Pierre-Mauroy.

Avez-vous disputé des matchs amicaux ?
Oui, nous avons accueilli l’Allemagne à Montpellier la semaine dernière puis nous avons joué deux matchs contre les Belges dans la salle de compétition, à Courtrai. Soit cinq matchs de préparation en tout, ce qui est correct pour préparer un Championnat d’Europe. Contre l’Allemagne, on a gagné le premier, fait match nul le deuxième et perdu le dernier. Contre les Belges, on a gagné 3-2 puis fait match nul 2-2. On a beaucoup travaillé sur l’identité de notre équipe, sur les valeurs que l’on veut voir sur le terrain, on a beaucoup insisté dessus avec les joueurs qui semblent adhérer à cette démarche, donc maintenant, il faut mettre tout ça en musique pour la compétition.

Une compétition qui vous propose une poule très relevée avec, dans l’ordre des matchs, l’Italie, la Belgique, la Pologne, la Russie et la Turquie, et seulement deux places en demi-finales...
Oui, c’est une poule très dense. Je pense que ça va batailler fort chaque match avec des profils d’équipes qui sont bien différents : les Belges qui vont jouer très vite, a contrario des Polonais ou des Russes dont on connait un peu le profil, tout en puissance, on l’a encore vu ce week-end en finale de la VNL avec la Russie. Ça va être à nous de nous en sortir avec nos armes. Et je trouve que c’est aussi bien d’avoir une poule très dense comme ça, plutôt que d’avoir deux équipes très fortes et un niveau plus hétérogène.

Quels sont selon vous les favoris de ce Championnat d’Europe ?
Les Russes et les Italiens, qui sont dans notre poule, me semblent les deux épouvantails du tournoi. Dans l’autre poule, je pense que les Allemands ont une route qui semble assez dégagée, il faudra aussi voir ce que vont donner les Biélorusses, qui présentent une génération intéressante, et les Tchèques, qui ont gagné le Championnat d’Europe cadet, à voir ce que ça va donner en juniors.

Quels sont les objectifs de l’équipe de France ?
Nos objectifs avec l’équipe, comme à chaque fois qu’on dispute une telle compétition, c’est de chercher une médaille, d’autant que les deux premiers décrochent leur qualification directe pour le Championnat du monde 2019. Ça va forcément passer par un exploit en poule et par notre capacité à gagner des matchs qui vont être très accrochés. A nous de bien commencer, on joue contre les Italiens d’entrée de jeu, quelque part, je préfère les affronter dès le début. On joue ensuite les Russes après la journée de repos. Ce sont des paramètres qu’on a en tête pour essayer de les surprendre, ou en tout cas être un grain de sable dans leurs rouages pour les faire douter. Et à partir du moment où une équipe doute, il y a des possibilités qui s’ouvrent.

Les 12 Français :
Passeurs : Lucas Soldner, Thomas Gill
Réceptionneurs-attaquants : François Rebeyrol, Pierre Derouillon, Théo Faure,
Centraux : Pierre Toledo, Maxime Roatta, Boris Agesilas
Pointus : Maxime Laumon, Célestin Cardin
Liberos : Luca Ramon, Louis Pineau

Le staff : Jocelyn Trillon (entraîneur), David Vaseux, Benoît Ognier (entraîneurs adjoints), Aurélie Ribaut (médecin), Francis Mombo (kiné), Valentin Routeau (statisticien)